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Quelles maladies se préviennent par la vaccination ?
Le calendrier vaccinal du chien en France repose sur un noyau de valences dites essentielles, complété selon le mode de vie de l’animal.
Les valences de base couvrent la maladie de Carré, l’hépatite de Rubarth, la parvovirose et la leptospirose. La leptospirose est une zoonose : elle peut se transmettre à l’humain, le plus souvent par contact avec de l’eau souillée par l’urine de rongeurs. C’est l’une des raisons pour lesquelles cette valence est recommandée même chez des chiens peu exposés.
La rage fait l’objet d’une réglementation spécifique. Elle est obligatoire pour les chiens qui voyagent hors de France et pour certaines catégories d’animaux, notamment en élevage. La vaccination antirabique est aussi exigée pour l’entrée dans plusieurs pays européens.
La toux du chenil, ou trachéobronchite infectieuse, est une valence dite de style de vie. Elle est recommandée pour les chiens qui fréquentent des lieux collectifs : pensions, clubs canins, expositions, toilettage, parcs à chiens. Le pathogène principal est la bactérie Bordetella bronchiseptica, souvent associée à des virus respiratoires comme le parainfluenza canin. La protection n’est pas stérilisante : un chien vacciné peut tousser, mais l’épisode est généralement plus court et moins sévère.
Un point pratique : la primo-vaccination du chiot se fait en plusieurs injections, puis un rappel un an plus tard. Ensuite, la fréquence des rappels dépend des valences et du risque réel. Un chien âgé, malade ou sous traitement immunosuppresseur ne se vaccine pas selon le même schéma qu’un chien adulte en bonne santé. Le vétérinaire ajuste.
Pour replacer ces maladies dans un ensemble plus large, un site d’information comme Canin Santé détaille les maladies infectieuses et chroniques du chien, ainsi que les soins préventifs du quotidien.
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Comment se protéger des tiques et du risque de piroplasmose ?
La piroplasmose est due à un parasite du genre Babesia, transmis par la morsure d’une tique infectée. En France, le vecteur principal est la tique du chien, Dermacentor reticulatus, présente dans de nombreuses régions, avec des pics d’activité au printemps et à l’automne. Le réchauffement climatique étend progressivement les zones concernées et allonge la période à risque.
Le délai compte. La transmission demande généralement plusieurs heures après la fixation de la tique. D’où l’intérêt d’un examen du chien après chaque sortie en zone herbeuse ou boisée, et d’un retrait rapide.
Comment retirer une tique : utiliser un crochet tire-tique ou une pince fine, saisir la tique au plus près de la peau, tirer sans tourner ni écraser, désinfecter, puis surveiller la zone. Ne jamais appliquer d’huile, d’alcool ou d’éther : ces méthodes augmentent le risque de régurgitation et donc de transmission.
La prévention repose sur des antiparasitaires externes adaptés : pipettes, comprimés, colliers, sprays. Le choix dépend du mode de vie, de la présence d’autres animaux, de baignades éventuelles et de l’état de santé du chien. Aucun produit n’est efficace à cent pour cent, et aucun ne dispense de l’inspection au retour de promenade.
Les signes d’alerte de la piroplasmose apparaissent quelques jours à quelques semaines après la morsure : abattement, fièvre, perte d’appétit, urines foncées, muqueuses pâles ou jaunâtres. C’est une urgence vétérinaire. Un traitement précoce limite les complications rénales et hématologiques.
Il n’existe pas de vaccin universel contre la piroplasmose en France. La protection reste donc principalement chimique et mécanique : antiparasitaire régulier, inspection du pelage, retrait immédiat.
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Quand un chien qui tousse doit-il être vu ?
La toux est un motif de consultation fréquent. Elle peut relever de causes très différentes : infectieuse, cardiaque, allergique, mécanique, ou liée à un corps étranger.
Quelques repères simples.
Consulter sans attendre si le chien :
La toux du chenil se manifeste souvent par une toux sèche, quinteuse, parfois suivie d’un crachat mousseux. Elle est très contagieuse entre chiens. Un chien qui tousse doit être isolé des autres pendant la phase aiguë, et les lieux fréquentés doivent être signalés au vétérinaire.
Chez les races de petite taille, la toux peut aussi révéler un collapsus trachéal, une affection fréquente chez le Spitz nain et le Yorkshire. Le diagnostic repose sur la radiographie, parfois sur l’endoscopie. Le traitement est médical dans la majorité des cas : contrôle du poids, harnais plutôt que collier, antitussifs si besoin.
Chez le chien âgé, une toux chronique doit faire évoquer une insuffisance cardiaque. L’auscultation, la radiographie thoracique et parfois l’échographie cardiaque permettent de trancher. Une toux cardiaque ne se traite pas comme une toux infectieuse.
- tousse depuis plus de 48 heures
- a des difficultés à respirer, tire sur ses côtes ou ouvre la gueule pour respirer
- présente des muqueuses bleutées
- refuse de s’alimenter ou boit anormalement
- a de la fièvre, est abattu
- tousse après avoir joué avec un bâton ou un os
- est un chiot, un chien âgé ou un chien cardiaque connu.
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Les maladies chroniques à surveiller au quotidien
Toutes les maladies infectieuses ne se préviennent pas par la vaccination. Certaines affections chroniques s’installent progressivement et demandent une surveillance de longue durée.
La dysplasie de la hanche est une malformation articulaire héréditaire, dépistée par radiographie. Elle concerne surtout les races de grande taille, mais aucune race n’en est totalement exempte. Le contrôle du poids et une activité physique adaptée ralentissent l’évolution.
L’hypothyroïdie se traduit par une prise de poids inexpliquée, une fatigue, un pelage terne, une intolérance au froid. Le diagnostic se fait par bilan sanguin. Le traitement substitutif est quotidien et à vie.
L’insuffisance rénale chronique touche surtout les chiens âgés. Elle se dépiste par analyse d’urine et prise de sang. La prise en charge repose sur une alimentation adaptée, une bonne hydratation et un suivi régulier.
L’insuffisance cardiaque, la pancréatite et certaines otites chroniques complètent ce tableau. Pour ces affections, la régularité des contrôles compte plus que la précocité d’un seul examen.
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Prévention : ce qui se fait au quotidien
La prévention ne se limite pas aux vaccins et aux antiparasitaires.
Quelques gestes simples :
Un chien qui vomit, qui a des selles molles ou qui boite doit être vu si les signes persistent plus de 24 à 48 heures. Ces signaux ne sont pas spécifiques, mais leur durée oriente la consultation.
Enfin, la vaccination ne remplace pas la surveillance. Un chien vacciné contre la leptospirose peut tout de même développer d’autres maladies infectieuses. La protection est un ensemble : vaccins à jour, antiparasitaires réguliers, examen clinique annuel, et réaction rapide aux signes d’alerte.
- examiner le chien après chaque sortie en zone à risque
- maintenir un poids de forme, surtout chez les races prédisposées aux troubles articulaires
- nettoyer les oreilles avec un produit adapté, sans coton tige
- surveiller l’haleine et l’état des dents
- couper les griffes régulièrement
- adapter la ration en cas de trouble rénal ou pancréatique
- éviter les aliments toxiques : chocolat, raisin, oignon, xylitol.